Hier nous sommes restés à Sartène pour pouvoir écouter un chœur
de polyphonies corses.
Des concerts de ce type il y en a à gogo mais à chaque fois
on arrivait trop tard ou on partait trop tôt. Vue la météo on a décidé de s’occuper
en ville, balade dans les rues pour Catherine, visite musée antique (ben oui, Françoise, ne rêve pas, ce musée ne pouvait exposer de l'art contemporain... tss tss tss!!!) et rédaction blog
et logs pour bibi.
C’est le créateur de l’école de polyphonie et sa chorale qui
officiait et c’était … génial !
Je me doutais que j’allais être charmé, ben oui ! Je n’aime
pas le caractère des corses mais ce genre musical me botte, mais sans instruments,
juste les voix.
JP Poletti a vanné les corses:
- Quand il y a un corse tout seul, il se débrouille pour faire général d'armée
- Quand il y en a 2, ils forment un parti politique
- Quand il y en a 3, ils font une chorale
Dehors, pendant le concert des trombes d’eau s’abattaient et
il y a eu plus de 300 litres au mètre carré. Et pourtant ils chantaient bien vous disais-je...
Il a donc fallu passer par la montagne et retrouver une
route pour revenir prendre l’avion.
Visite de Propriano
(vous vous souvenez la paillotte de Francis incendiée par … les gendarmes !)
Une haie en ... romarin
Je butais sur un nom de plante du côté de Porto, c'était pourtant simple : Le gomphocarpe fruticuleux... Suis-je bête!!!
Une identification de plante dont je n'ai pas gardé la photo, a été fastoche, la rue fétide! J'ai frotté ses feuilles entre 2 doigts et ai eu rapidement la confirmation de mon hypothèse.
A Bonifacio, j'ai eu l'occasion de parfaire mon italien...
Étonnement général!!! Patrice? Son italien?
Oui, maintenant je dois connaître 10 mots dont "E pericoloso sporgersi"
Une guide nous a expliqué Bonifacio en balade en soirée. Et elle nous a appris que certaines poutres de soutien que je vous montrais, dont certaines étaient en fait des gouttières qui dirigeaient l'eau vers des citernes, certaines donc, étaient en genévrier.
Une italienne, une bella dona, cherche à savoir quel est cet arbre, mais la guide, d'origine espagnole, ne l'aide pas.
J'ai l'idée de lui donner le nom en latin, qui, après tout, est l'ancêtre de la langue ritale : "Juniperus!"
Ce n'est pas pour étaler ma science, mais ce voyage en Corse, m'a ainsi confirmé que ma mémoire, qui me joue des tours parfois, est encore riche de centaines de noms latins appris dans mes jeunes années et qui reviennent brutalement en revoyant les plantes apprises dans le midi.
Et maman adorait apprendre aussi ces noms.
Elle adorait aussi le nom de la salsepareille (Smilax aspera)
Autre apprentissage concernant le figuier de Barbarie, importé au XVIème siècle d'Amérique , il a été disséminé en Méditerranée par les marins qui mangeaient ses fruits pour prévenir du scorbut.
Problème sa grande taille et sa facilité à pousser en milieu rocheux et résistant à la sécheresse le rend invasif et rend difficile parfois le passage des hommes voire du bétail.
On s'est rendu compte en effet que d'une raquette, tombée à terre repoussaient de jeunes pousses et il n'y avait plus qu'un enracinement possible pour qu'une nouvelle plante naisse

Aë aïe aïe! En plus, ça t'a plus les chants corses... Nos pauvres oreilles si tu nous fait écouter ça!!!
RépondreSupprimerVu les dég^ts de la tempête, on a bien fait de s'inquiéter pour vous, les Berbru et nous-mêmes!!! Même si c'était de bon matin!
Les barbouzes, heu, non... les arbouses, c'est très bon en confiture, sauf qu'il vaut mieux enlever les petits grains assez désagréables sous la langue...